8. LE SCORPION

Les 12 signes

Modérateur : gilles.lecourtois

Répondre
gilles
Administrateur du site
Messages : 59
Enregistré le : lun. 7 mars 2016 01:40

8. LE SCORPION

Message par gilles » mar. 21 juin 2016 06:12

23 octobre-21 novembre
Confronté par le saut dans l' infini impersonnel, le Scorpion hésite et doute, Dieu appelle et le Diable le tente (Sénard, « le Zodiaque »).
Le second signe d’Eau ne représente pas une eau limpide, mais bien le liquide souvent boueux des marécages, celui qui s’épaissit de la décomposition des feuilles mortes. Dans ce signe fixe, l’eau peut se transformer en feu, comme les feux follets qui émergent à la surface des cimetières boueux, comme l’eau lourde utilisée dans la décomposition de l’atome. Ce processus de fermentation aboutit à une nouvelle poussée de vie, souvent plus belle que celle qui l’a précédée.
:arrow: Son comportement : c’est un ensemble d’instincts puissants qui anime les natifs du 8e signe et qui est cause d’une très grande tension intérieure. On comprendra alors que le Scorpion ramène tout à lui-même, qu’il soit un individualiste forcené. Seul, ce qu’il peut penser ou faire l’intéresse. Signe fixe, il est secret, renfermé même. Il se comporte sinon brutalement, tout au moins avec fermeté, sinon avec rudesse, car il sait qu’il peut compter sur ses énergies internes. Mais il y a aussi en lui une façon d’agir qui dramatise les choses, qui évoque de noirs complots, des intrigues vipérines, des allusions empoisonnées. C’est un style qui en vaut un autre, si l’on n’en est pas effrayé.
:arrow: Psychologie : comme certains Virginiens, le Scorpion relève du complexe anal, qui suivant les cas (se reporter à l’étude sur la Vierge) joue sur un mode relâché, qui permet au Scorpion de libérer ses instincts, de libérer ses pensées compliquées et même tourmentées dans un climat de révolte et d’agressivité souvent brutale. Au contraire, le Scorpion qui subit un complexe anal replié, se conduit en inhibé, qui n’ose se libérer, sinon par un esprit critique virulent, mais se montre formaliste, réservé, ponctuel et s’empoisonne moralement et physiquement dans la décomposition de ses pensées tourmentées.
Quant au Scorpion imprégné de « mauvais aspects » planétaires, il vit dans le monde de l’angoisse et aboutit parfois au sentiment de culpabilité et au besoin masochiste d’autodestruction. Ce climat obsessionnel pénétré d’une agressivité violente a engendré les criminels les plus troubles, les amateurs de crimes rituels avec arrière-plan de magie noire. On a souvent parlé de diable au corps
pour les Scorpions tourmentés, les plutoniens pour qui l’absurde, la destruction corrosive, le néant représentent la seule voie vers un Absolu consolateur.
Bien entendu, il existe une foule de degrés entre l’individu simplement inquiet ou un peu brutal et l’être asocial qui ne s’apaise que dans la violence. Seuls, les vrais Scorpions admettront volontiers que ce tableau de leur monde intérieur n’est pas une caricature.
* Son intelligence : très perspicace, très critique, le Scorpion a un jugement très sûr, mais trop souvent des idées préconçues en tout. Attiré par le mystère, admettant volontiers un certain côté occulte ou magique de la vie, il veut découvrir les secrets, sonder les âmes, trouver et brouiller les pistes. En tout il va au fond des choses.
* Sa force : savoir dire non, trouver les points faibles, sa volonté inébranlable, son amour de la difficulté, l’intensité qui émane de lui.
* Sa faiblesse : son côté rancunier, son insensibilité, son plaisir à détruire, ses excès dans le travail ou le plaisir.
:arrow: Ses aptitudes professionnelles : il réussit dans les professions dites « sadiques », les tueurs, les bouchers, puis les carrières médicales, la pharmacie, la chirurgie, la gynécologie, les soins dentaires. Enfin, la police, les services secrets, la psychologie, la psychiatrie, la politique extrémiste, le journalisme polémique. Difficile à manier, il est capable des plus grands efforts dans ses activités.
:arrow: Sa vie amoureuse : le Scorpion vit sous la loi du sexe et de l’érotisme, ce qui a pour lui le mérite de dériver son agressivité. L’intensité qu’il apporte dans ses amours, qu’il vit comme un combat, exprime son besoin d’Absolu. Mais il lui est difficile de trouver un partenaire animé d’une égale intransigeance. Possessif à l’excès, jaloux de tout ce qui concerne l’être aimé, il aspire à un amour qui défie le temps. Ses déceptions le dépriment, le plongent dans des situations inextricables, bien éloignées de la morale courante, car il n’admet aucun obstacle familial, racial, matériel, social lorsque ; son désir profond est en jeu. Trop souvent les amours scorpioniques aboutissent au déchirement, à l’installation lente des poisons et des haines. Pourtant la sexualité, bien qu’indispensable, n’est qu’une face de son amour : l’autre, c’est le désir du divin, le besoin de pureté qui compense l’asservissement à la créature. La femme du Scorpion, souvent qualifiée de vamp, de femme fatale, de mante religieuse, n’est pas sans mériter souvent, à des degrés divers, ces qualificatifs un peu excessifs. Mais il faut dire qu’avec le Scorpion, tout est excessif, lui-même et l’idée qu’on s’en fait.
:arrow: Les enfants du Scorpion : comme il a été dit pour les Virginiens, on ne les tyrannisera pas avec l’éducation à la propreté, ni avec n’importe quoi d’autre d’ailleurs. Rebelles nés, ils admettent pourtant la discipline, si on lui donne un côté paramilitaire qui n’est plus en rapport avec les temps actuels. Leur intelligence aime à découvrir le côté caché des choses, les secrets de la vie, la biologie, l’atome.

:arrow: Santé : une mauvaise santé de fer, a-t-on pu dire. L’air parfois peu robuste dissimule une puissante vitalité, une endurance remarquable. Tempérament souvent arthritique, prédisposant aux allergies, maladies de peau, autoinfection. Les organes du signe sont le nez et le sexe externe. L’hygiène la plus stricte est indispensable dans les relations sexuelles. L’imagination masochiste amplifie d’ailleurs ces troubles et peut entamer le processus d’autodestruction. Mais le plus souvent, le Scorpion, tel le phénix, renaît de ses cendres ! Le régime doit éviter tout ce qui produit des toxines, l’alcool, les produits chimiques, les tranquillisants et dopants.

:arrow: Sens du destin Scorpion : traversé par des crises subites, le destin contraint souvent à repartir à zéro après une « saison en enfer », provoquée par un scandale, une guerre, un effondrement. Le besoin de puissance est à la base d’une lutte pour l’argent, en général victorieuse. Vivre dangereusement est sa maxime : le vrai Scorpion s’ennuie lorsque sa vie est trop calme, car il doute de lui, il doit être mis à l’épreuve, donner sa mesure. Il sent que la vie courante ne peut pas répondre à ses questions fondamentales. Lui seul peut les résoudre en faisant appel à ses capacités créatrices, en tirant quelque chose de lui-même. Il parvient alors à la liberté intérieure, oubliant son égocentrisme et rendu apte à la transfiguration qui fera de lui, non plus un insecte venimeux, mais l’aigle qui symbolise les Scorpions du plan supérieur.

:arrow: Mots clefs : angoisse, révolte, violence. Sexe, pénétration, création, régénération.

:arrow: Quelques Scorpions célébrés : Luther, Racine, Dostoievsky, Camus, Malraux, de Gaulle, Rommel, Leclerc, Mitterand, Bécaud, Picasso, Adamo, Alain Delon, Papillon, Marie-Antoinette, Mme Curie, Grace de Monaco, Annie Girardot.

Répondre